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Les rituels de sainte
Catherine
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- Le rituel de coiffer les catherinettes.
De sainte Catherine, fiancée mystique de Jésus Christ
dans la tradition chrétienne (voir la page " histoire "),
et donc patronne des jeunes filles vierges, est restée la tradition
des catherinettes qui habillaient et coiffaient la statue de la vierge
le 25 novembre.
On disait qu'elles " coiffaient Sainte Catherine ", selon
l'expression consacrée depuis le XVIIe siècle au moins.
Une catherinette devait être vierge, donc non mariée,
et avoir 25 ans. Ce critère d'âge était cédé
au fait d'être la plus âgée non mariée de
la collectivité concernée ... ou les plus âgées
selon les circonstances.
Afin de coiffer les catherinettes, on crée un chapeau de couleur
jaune et vert.
Le jaune serait significatif du jaunissement des draps du trousseau
à moins qu'il ne symbolise la foi
Le vert serait significatif de l'espoir de se trouver un mari. Le
jaune pour conserver le mari ?
Ce chapeau est une uvre faite selon la tradition locale ou
la personnalité de la catherinette.
La tradition était paroissiale, municipale, familiale ou dans
le cadre du travail.
Avec l'émancipation féminine, l'âge tardif du
mariage (26 ans en France pour les jeunes filles) et l'évolution
du couple, le chômage des année 1980/1995, l'absence
de signification
la sainte Catherine sombra dans l'oubli.
Elle se transforma.
Avoir une jeune fille de 25 ans en entreprise devint dans les années
80/90 un signe de rajeunissement des effectifs ! Certains en profitèrent
pour fêter les Nicolas - pure invention mais date proche : 6
décembre - que l'on baptisa garçon célibataire
à 30 ans !
Depuis la fin des années 90, le chômage a baissé,
les unions libres se sont développées - et d'ailleurs
le nombre de mariages a ré augmenté ( tout au moins
en France) - et bien d'autres évolutions ont fait perdre leur
sens aux rituels de sainte Catherine.
Il reste que c'est plutôt le besoin de fêtes avec histoire
qui remit récemment la sainte Catherine à la mode. Un
simple prétexte de fête.
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- La fête des couturiers.
En étant la patronne de tous les artisans qui utilisent des
machines à roues, donc des fileuses, sainte Catherine devint
la patronne des modistes, couturiers et grands couturiers.
Dans le quartier parisien du Sentier, les ateliers travaillaient
dur à confectionner en secret des catherinettes les plus beaux
chapeaux. L'imagination donnait naissance à une multitude de
créations très originales symboliques de la personnalité
des catherinettes.
Si les catherinettes avaient plus de 25 ans, on ajoutait sur la coiffe:
1 épingle à 25 ans, 2 épingles à 30 ans
et 3 épingles à 40 ans.
Les chapeaux étaient présentés comme il se doit
lors d'un défilé !
Réception des maisons de couture à l'Hôtel de
Ville. Suivi du bal des catherinettes.
- Au Québec : la tire
L'auteur du site n'a pas l'avantage d'être québécois
! Aussi, il a emprunté ces informations à des sites dûment
informés
dont il n'a pas conservé les références
- qu'ils l'en excusent ! Sauf : Yvon Desautels, Les coutumes de nos
ancêtres, Editions Paulines, 1984.
Au Canada, Marguerite Bourgeoys, fondatrice de la Congrégation
de Notre-Dame de Montréal, dit-on, avait ouvert sa première
école à Ville-Marie (Montréal) un 25 novembre.
Elle était venue de France pour enseigner aux enfants de la
Nouvelle-France. Il paraîtrait aussi que pour remémorer
la fête de l'ouverture de la première école, elle
donnait aux enfants des bonbons, pralines, nougats ... Or, elle faisait
venir ces friandises de France, mais une année, le bateau était
en retard. Elle dut donc trouver un moyen pour récompenser
ses élèves. C'est alors qu'elle inventa la tire qu'elle
distribua à ses élèves.
Elle imagina une recette qui consistait à faire bouillir de
la mélasse, à la faire refroidir. Il ne restait plus
qu'à l'étirer pour lui donner la belle couleur blonde
qu'on lui connaît. On appela ce bonbon : tire Sainte-Catherine,
en l'honneur de la sainte qu'on fêtait ce jour-là. On
fêtait avec des sketches, des jeux, des chants, des danses durant
tout l'après-midi et parfois toute la journée.
Chaque année, elle faisait de la tire pour commémorer
cet événement. Dans la tradition orale du Québec,
on dit aussi que Marguerite Bourgeoys faisait de la tire pour attirer
les petits Indiens dans son école. Donc, comme on peut voir,
de vieilles traditions sont peu à peu transformées en
Nouvelle-France.
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